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Cinq leçons que j’ai apprises au cours des 12 derniers mois

Aujourd’hui, j’ai très envie de vous parler de ces petites choses essentielles que j’ai apprises durant cette dernière année. Vous le savez sans doute déjà, mais cette année à changer énormément de choses dans ma vie. Elle marque non seulement une longue pause blogging, loin des artifices des réseaux sociaux, des likes, des commentaires et des qu’en-dira-t-on, mais aussi un changement radical de style de vie, d’environnement et d’entourage. Tout cela m’a permis de faire le point sur bon nombre de choses et surtout de me rendre compte de l’importance de certaines choses. Voici donc cinq choses essentielles que j’ai apprises durant cette année pleine de changement et de surprise…
Parfois, il suffit de se jeter à l’eau
J’ai l’habitude de planifier pendant les mois et des mois et de finalement, rester sur place parce que j’ai peur de me lancer. Cette dernière année, je me suis rendu compte que moi aussi, je peux me lancer dans quelque chose de totalement fou à l’improviste, de laisser la peur de l’inconnu derrière moi et de partir à l’inconnu. Tout ça sans laisser de pensées négatives me hanter pendant des mois et des mois. Parfois, il suffit de se jeter à l’eau pour arriver à prendre certaines choses en main. Finalement, on se rend compte assez rapidement qu’il y avait plus de peur que de mal.
Les erreurs de parcours, ça peut arriver
Après avoir abandonné mes études, j’avais non seulement l’impression d’avoir échoué sur toute la ligne, mais c’est également ce que l’on m’a bien fait ressentir lors de ma recherche d’emploi. C’était un des facteurs les plus importants qui m’ont poussé à partir à l’étranger. Pour la plupart des employeurs, je n’étais bonne à rien, sans même avoir eu la chance de pouvoir montrer mon savoir-faire. Après des mois de dépression, j’ai fait mes baguages et je suis partie. Je me sentais mieux, à ma place, avec un job, un appartement en ville, un salaire et même des gens qui comprenaient exactement comment je me sentais. Cela m’a fait réaliser que je n’ai plus envie de me faire rabaisser pour mes erreurs de parcours. Mes erreurs ne doivent pas forcément me définir ou définir mon avenir. Un échec, aussi important qu’il puisse sembler, n’est pas la fin du monde, même si certaines personnes essayent de toute force à vous faire croire le contraire.
Le changement, ça peut faire un bien fou
J’ai remarqué qu’il me fallait sortir de ma zone de confort de temps en temps pour être heureuse. Il est important pour moi d’essayer de nouvelles choses et de ne pas me perdre dans un quotidien sans aucune surprise. Il me faut de l’aventure, des nouvelles sensations, des surprises, des changements de décor. Évidemment, ce n’est pas toujours chose simple d’échapper à la routine, mais même dans mon quotidien, j’essaye de sortir de temps en temps de cette zone de confort en explorant la ville seule, en essayant de nouveaux plats, en rencontrant de nouvelles personnes, etc.
La famille, c’est une des choses les plus importantes
Ça va de soi, non? Et bien, malheureusement non, pas toujours. Je sais en tout cas que je ne le dis pas assez souvent. En tant qu’expatriée, il n’y a pas que le changement d’un décor gris et maussade à un décor paradisiaque, rempli de soleil et de couleur. Il y a aussi tous ces soirs à passer très loin de sa famille, les anniversaires manqués, les Noëls seule et j’en passe, avec pour seul lien un coup de téléphone ou une conversation Whatsapp. Chaque moment de retrouvailles est un moment qui remet du baume au cœur. Juste de la pure joie. Je me rends bien compte que j’ai une chance immense d’avoir une famille derrière moi qui m’aide et que me soutient dans tout ce que je fais. C’est lorsqu’on est loin de ceux qu’on aime qu’on réalise vraiment la place énorme qu’ils occupent dans notre vie.
 
La crise du deuxième quart de siècle, c’est fini

A 25 ans, c’était la grosse déprime. Je ne saurai même pas vous expliquer pourquoi. Je me sentais vieille, célibataire, je me sentais seule. J’avais l’impression que les meilleures années étaient dès à présent à classer aux archives. Pour moi, j’étais vieille. J’abandonnais tout juste mes études, j’étais seule, je vivais seule, j’avais l’impression de faire du sur place dans ma vie. Tout ça en étant vieille… Cette derrière année m’a permis de me rendre compte que ma jeunesse n’était pas encore dernière moi et que, si je me sentais comme si j’avais 20 ans, j’avais le droit de me sentir jeune et de savourer la vie à pleine dent, sans homme, sans enfants, sans maison, sans chien et sans pression de mon entourage. Si le cours de ma vie se déroule différemment de celle des autres, ce n’est pas grave, tant que je suis heureuse. Même à 30 ans, rien ne m’empêche de changer radicalement de vie si je le veux.

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